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Gérard LAMBERT


Ah ! Gérard ! Notre petit terrible ! Mais grand, grand auteur… Son talent  est de l’ignorer! Alors, soit parce qu’il est d’une grande humilité, soit parce que c’est un énorme comédien ! Autant à lire qu’à connaître ! Car il y a Lambert qui opère… à cœur ouvert, et Gérard qui obtempère invariablement ou l’inverse… Ses mots, comme lui, ont toujours ce petit côté disponible…


Livres

Comme un jeu d'enfants

Petit vade-mecum de l'amour

en temps de guerre

Le beau monde

  

La descente aux enfers de deux adolescents dépassés par leurs jeux de rôles. Un «casse» qui tourne mal, deux vies qui dérapent, une en prison et l’autre qui s’arrête sur le pavé. L’auteur, auteur du «Beau monde», talent confirmé qu’il met volontiers au service des plus petits et des opprimés. Avec des accents de Zola ou de Céline, l’écriture de Lambert n’emmène pas loin des cages mais aide à les supporter, voire à les combattre. Au bout de ses phrases des plages de liberté. La vie réelle, toile peinte pour être déchirée, est décrite comme un verre qui tremble sans cesse et partout.

Faut pas croire qu’on passe sa vie à pleurer chez les Saulnier avec le grand « Colère », les Bensedrine ou les Tomassi.

Copains de chantier, patrons, chiens, soif… Tant pis si le pain est dur, les factures impayées et les rêves oubliés.

Seul importe de se tenir à hauteur d’homme même et surtout quand nécessité fait loi. Colère et tous les autres vont posséder une richesse dont ils n’avaient pas idée, la solidarité. Cette histoire commence dans la rumeur montante d’une manif improbable tandis qu’un cri gros comme un coeur enfle et éclate :

« Prolétaires de tous les pays… ».

Gérard Lambert se livre ici à des « cœur à cœur » ouverts. Combat, opération. Armes, outils… les mêmes. Le scalpel pour découper dans la chair à vif sans pitié, net, et les mots, précis, qui coupent dans la tendresse, la labourent. La sienne d’abord car lui-même, bien sûr, aime toujours, elles, les autres, la vie… Mais il doit comprendre, savoir pourquoi ce jour, tout lui paraît hors de lui, impalpable, extérieur, même ses révoltes jusqu’à ses dégoûts, sa foi. Et pourquoi son cœur pourtant mis à nu, déchiré et offert, Jan, héros solitaire de cette histoire, en est-il apaisé ? Jan est-il un mort au cœur battant… Ou un vivant au cœur arrêté ? Réponse dans ce livre, peut-être...

Gérard Lambert nous propose « Petit vade-mecum en temps de guerre », pour notre plus grand plaisir ! Décidément il nous appelle au voyage ! Oui ! Mais pour des « pays du fond de soi » car c’est là que nos douleurs, pansées par nos rêves, se transforment en souvenirs, et par l’avenir que l’on y caresse prudemment, humblement. Avec Gérard Lambert dont le talent est d’y résider, d’y présider, ces pays sont des états… de grâce, aux paysages, eux-mêmes « étonnés ». On peut y entendre le chant de la pluie, ou du cerf, ou celui d’un ami, ou l’appel de la mort… Aucun mot n’y est-il assez futile ou le sont-ils tous trop pour emporter notre enfance et notre passé.