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format 14 x 21 - 276 pages - prix : 17,00€

Jean-Paul Colin, auteur de nombreux ouvrages, nous propose de (re)découvrir un roman de Victor-Eugène Magdelaine, son grand-oncle né en 1876 à Chamblay dans le Jura. On l’ouvre comme une porte derrière laquelle on sait que l’on va découvrir quelque chose de bien sinon de bienfaisant car déjà une musique nous parvient aux oreilles. Un ton d’autrefois vient se mesurer à celui d’aujourd’hui sans aucune honte ni discordance. Puis on fait la connaissance de Fred, héros de ce roman, élève de l’École normale laïque d’instituteurs de Lons-le-Saulnier, sous la Troisième République. Avec lui, nous franchissons le seuil d’écoles dans lesquelles l’aspect éducatif revêtait un aspect religieux et militaire et où « labeur et vertu sont prônée » aux dépens de valeurs et d’enseignements réels. Fred, esprit talentueux et libre va se battre de toute sa jeunesse contre les pouvoirs oppressants de ceux qui les détiennent et dirigent. Il ne peut se contenter d’être une petite lampe dans la rue du village, il veut aussi écrire et « peupler des déserts », les siens en l’occurrence. Il subit des tempêtes dévastatrices apportées par le souffle d’un romantisme incorrigible et ravageur, qui, dépourvu de toute mièvrerie, lui fait vivre de vrais tourments, amoureux et professionnels. Au milieu « des fumées de cigarette qui traînent sur les moustaches comme le brouillard sur les bois », se sont déroulées, devant nous, les bobines d’un film, sépia un brin nostalgique mais manifestement lumineux. Il nous provoque le même plaisir que celui ressenti par Jean-Paul Colin à renouer ce fil familial et (re)connaître ce grand-oncle, excellent écrivain, Victor-Eugène Magdelaine qui, comme nul autre, escalade le temps avec l’agilité d’un chat, les toits. Et ne jamais oublier qu’« un nouveau livre est toujours une nouvelle lumière ! »

Extrait


Ils étaient là, de trente-cinq à quarante, dans une salle étroite et longue, aux murs peints en vert et qui, malgré la lumière qu’elle recevait en abondance, avait un aspect sévère et triste. Ils étaient là, de trente-cinq à quarante jeunes gens, qui aspiraient à l’École normale. Courbés sur de vieux pupitres en chêne que le temps et l’usage avaient mordorés, on ne voyait que leurs dos et le dessus de leurs têtes : têtes aux chevelures de nuances variées ; dos puissants ou malingres. Et dans le silence on entendait le crissement des plumes, le frottement des semelles ferrées sur le parquet, des toux nerveuses, des soupirs de contentement ou de désespoir. Ils commentaient la parole de Vauvenargues : « Les grandes pensées viennent du cœur ». Ils écrivaient, biffaient, ajoutaient, et les phrases se suivaient, boiteuses, incohérentes, insignifiantes, énigmatiques ; mais ce débordement de phrases, cette multitude de mots allaient, couraient vers l’horizon brumeux et lointain où était écrit : « Les grandes pensées viennent du cœur ». Assis au bureau, M. Rachel, professeur surveillant, lisait. Tandis que sa main gauche tournait les feuilles, sa dextre tortillait une barbe noire correctement taillée. Fred avait remarqué qu’il portait une bague où rutilait un diamant, et que deux minuscules boutons en or se détachaient sur la blancheur immaculée de son plastron de chemise. Mais son admiration déjà fort excitée n’eut plus de bornes lorsque, M. Rachel circulant dans la salle, il constata qu’il laissait après lui des effluves discrets d’héliotrope. Cependant les aiguilles de la pendule tournaient ; midi allait bientôt sonner. Pendant quatre heures, les candidats avaient successivement raisonné leurs problèmes, écrit une dictée, composé une dissertation ; mais bien qu’inhabitués à d’aussi longs efforts, la matinée leur avait paru courte. Ils jetaient un dernier coup d’œil sur leurs copies, corrigeaient une faute, mettaient une virgule, rectifiaient une lettre ; tous ces gestes accusaient la fatigue et l’énervement. – Encore cinq minutes, messieurs ! annonça M. Rachel... »

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Ce produit a été ajouté à notre catalogue le vendredi 05 mai 2017.
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