Abonnement
Gunten-Index






MentionsLégales

Agnès SIEGWART


Pourquoi Agnès ne veut-elle pas publier tous ses romans planqués dans un tiroir ? Parce qu’elle a peur qu’un mot écrit ne soit plus le bon… Ou de trop… Que l’écriture fige des mots qui posent déjà, du barbouillage ?

De l’impudeur ? De l’encre qui coule de plaies jamais cicatrisées ?

Même « Rien » ne saurait-il sonner juste ?


Livres

Un 24 décembre

Rhett

L"Ange et le Fantôme

Palissandre

« Mais un soir de réveillon, on n’a pas le droit, non, on n’a pas le droit de rendre quelqu’un malheureux, ne serait-ce que cinq minutes.


Que l’on aime Noël ou pas, Noël fait craquer les cœurs comme la neige sous les pas.


Ce soir-là, on est doux, tolérant, mais très fragile et ému. Noël sensibilise. Noël fait tout fondre, sauf les glaçons. Décor naturel et féerique des toits jurassiens.


De joie ou de peine, parfois les deux mélangées, les yeux des grands sont humides et ceux des enfants étincellent. »

Un jour ou l’autre, puis, un jour après l’autre, un auteur, son héroïne et ses personnages vivent ensemble. Dorment ensemble, se réveillent ensemble puis dans des pages poussiéreuses finissent ensemble pour l’éternité, au fond d’un grenier... Qui des uns ou des autres apprend la vie ? Qui des uns ou des autres n’arrivent pas à exprimer les sentiments ? Qui anéantira l’autre qui ne peut y répondre ? L’auteur Bess bien que protégée par l’amour fou de son mari Rhett, ira au bout de son roman comme au bout de ce combat qu’elle livre sans merci à Flora, surnommée «la tempête».

«Les évidences» ce sont des femmes, des femmes qui naviguent de la tendresse vers la folie. L’ancre dérape, cap vers la rage, la violence, même. Evidemment, alors l’encre rouge coule à flot.


Avec ce recueil de nouvelles Agnès Parola fait route jusqu’à nous, lecteurs avertis.

Je pèse les silences de la maison, ils sont trop lourds. A travers les fenêtres, je ne vois plus ce que je voyais hier avec toi. Hier j’avais chaud. Dans la salle de bains, hier, il y avait ton rasoir et ta brosse à dents. Dans la chambre à coucher le lit ressemble à mon lit de pensionnat. Dans l’armoire restée ouverte, tes jeans ne se frottent plus aux miens et dans les placards tes pulls ne réchauffent pas les miens. Les pas, dehors ressemblent tous aux tiens, aujourd’hui. Je n’ai pas su te retenir. Sais-tu pourquoi ? Parce que j’ai cru que tu allais revenir. Je pense à l’envers. Je pense oui quand il faut penser non et vice versa. Bon, je ne t’en veux pas, je m’en veux. Je me déteste. Si tu pouvais m’aimer pour nous deux, ce serait bien mais...

Comment réagiriez-vous si tout en vous réveillant vous vous aperceviez… que vous êtes mort ?


Rhett découvre que non seulement il n’est plus de ce monde mais que ses cendres ont été jetées dans un « Jardin du souvenir ». Pourquoi ce traitement indigne, cet abandon et cette mise à l’écart du cimetière de Landresse, son village franc-comtois qu’il a tant aimé ?

Les évidences